Allez sur ce blog! C'est super elle peut nous faire des montages!C'est elle qui a eu la gentillesse de me faire celui là!Aujourd'hui, je vais pour la première fois, visiter la famille d'accueil dans laquelle j'avais été placée peu de temps après le « désastre ». On m'avait dit que j'allais être heureuse, que j'allais vivre la plus belle partie de ma vie, mais je ne les crois pas. Comment pourrait-on vivre dans une vie parfaite alors que nos parents ne nous accompagnent pas dans le cheminement de cette aventure?
Je n'en ai aucune idée. Je sais seulement que les personnes qui nous ont créées ne devraient jamais nous laisser tomber, nous abandonner où même nous ignorer.
Elles sont là pour être constamment à nos côtés, pour pouvoir nous donner des conseils et pour nous aider à surmonter le défi qu'est la vie.
Je suis Angela et pour moi, cette aventure ne m'enchante point.
Bien sûr, comme toutes les adolescentes de mon âge, je m'occupe de différentes manières. Il y en a qui aime sortir magasiner, parler au téléphone, aller faire la fête et d'autre comme moi qui n'ont aucune idée quoi faire et qui écrive.
J'écris depuis plus de deux ans des textes de chansons et des poèmes qui représentent les sentiments que je ressens à chaque jour de mon existence.
Récemment, j'ai commencé à écrire un poème. Voilà à ce qu'il ressemble :La vie
Est-elle un moyen de nous dire que tout doit être parfait
Du sens qu'elle a prit, sommes-nous satisfait
Doit-on être en paix avec soi
Pour tout simplement penser qu'elle nous déçoit
Où on veut nous faire vivre la plus horrible des expériences
En nous accordant une audience
Qui à la fin de mène à rien
Nous ne sommes pas tous des comédiens
Nous ne pouvons pas tous mimer nos émotions
La vie est réelle, non pas une fiction
Vivez comme vous le sentez
Mais souvenez-vous que tout peut être un danger qu'on ne peut surmonter.
Vous trouvez peut-être que mon texte est désespérant, trop exagéré sur ce qu'est vraiment la vie, mais c'est ce que je ressens et les sentiments personne ne peux les faire apparaîtrent ou disparaîtrent sur commande. Il faut prendre notre temps, essayer de tout faire pour oublier les défauts, pour oublier le malheur et la tristesse.
Ce n'est pas une tâche facile, croyez-moi, j'en ai la preuve.
Me voici alors avec l'assistante sociale devant la maison où j'allais devoir résider. Elle avait l'air d'avoir été construite dans les années 50, bien sûr elle avait du charme, mais elle n'avait rien de riche. J'étais tombée dans une famille qui avait déjà de la misère financièrement et qui en plus acceptait d'héberger une fille comme moi.
— Alors, te sens-tu prête à vivre ici? Avec des gens que tu ne connais pas? me demanda Annie, l'assistante sociale.
— Ai-je vraiment le choix?
— J'ai bien peur que non. Plus personne ne veut t'avoir dans leur famille, tu as commis trop d'erreur auparavant. Il va falloir que tu changes si tu veux avoir une vie un tant soit peu normale.
— Les personnes anormales ne peuvent pas avoir une existence normale, ça ne va pas ensemble, dis-je avec une once de froideur dans ma voix.
— Écoute Angela, je suis exaspérée de toujours devoir te changer de famille. Apprends à vivre comme tout le monde et tout va être parfait.
— Je veux bien essayer, mais je ne te garantis rien. Si ses personnes n'apprécient pas mon comportement, c'est leur problème pas le mien.
Et c'était vrai! Pourquoi devoir changer pour du monde que nous connaissons pas ou à peine. On devrait toujours rester comme nous sommes sans que personne n'ai son mot à ajouter. Dans quel monde vivrait-on si on nous disait constamment qu'on devrait être parfaite, mature, belle, gentille et qu'on ne pouvait pas faire exception à la règle sous peine de mort? Dans un monde sans joie, ça c'est sûr.
Comment peut-on nous dire de changer alors que nous, lorsqu'on se regarde dans le miroir, nous nous aimons, nous nous trouvons formidable et belle?
Ça j'en ai aucune idée, mais jamais je ne cèderais au chantage.
Annie et moi étions maintenant sur le porche et Annie sonna.
On entendit de la maison une femme dire : « Je veux que vous paraissiez bien! Je ne veux pas que vous fassiez mauvaise impression.»
Voilà qui commençait bien. Une femme qui leur dictait quoi faire. Décidément, je n'allais pas me plaire ici.
La porte s'ouvra enfin et une femme dans la quarantaine vînt nous accueillir. Elle était assez petite, les cheveux noirs frisés qui lui arrivaient sur les épaules.
— Bonjour, soit la bienvenue Angela, je suis Lucy, dit la femme en me tendant la main que d'ailleurs j'ignora.
— Je suis désolée de son comportement un peu étrange Lucy, mais elle n'a pas toujours vécue dans le bonheur et elle a de la misère à s'adapter à de nouvelles personnes, s'excusa Annie.
— Il n'y a aucun problème, nous l'aiderons, ma famille et moi, à se sentir mieux.
Oh voilà des promesses qu'elle ne tiendra pas. Elle ne pourra jamais me faire sentir mieux, ni elle ni personne d'autre. Pourquoi est-ce que personne ne peux le comprendre?
— Bon, commença Annie, je vais vous laisser, s'il y a un problème n'hésiter pas à m'en faire part. Je serais joignable sur mon téléphone cellulaire.
— Il n'aura aucun problème, ne vous inquiétez pas.
— On ne sait jamais avec elle, continua Annie en me regardant. Au revoir.
Lucy me fit alors rentrer dans sa maison et je remarquai qu'il y avait trois gars qui se tenait bien droit dans l'entrée.
— Alors les garçons, je vous présente Angela. Comme je vous l'ai déjà dit, elle viendra vivre chez nous.
Les garçons, en ch½ur, me souhaitèrent la bienvenue.
— Angela, voici Philippe, mon mari, dit Lucy en me pointant le plus vieux des gars. Voici Vincent et Nicolas, ils sont jumeaux. Il ont seulement deux ans de plus que toi.
Je hochai de la tête.
— Vincent, va montrer à Angela sa nouvelle chambre, continua-t-elle.
Vincent prit alors la valise qui se trouvait à mes pieds et monta au deuxième étage, moi derrière lui.
Il me fit entrer dans une pièce où on retrouvait, un lit, un bureau, une penderie et tout ce qu'on pouvait retrouver dans une chambre ordinaire.
— Tu sais, dit Vincent, nous savons que c'est dure pour toi de changer de maison et de famille, mais on est là si tu as un problème.
J'acquieçais. Je n'avais pas encore parler depuis mon arrivé dans cette maison. Ils devaient tous me prendre pour une folle.
— Écoute, ma mère et mon père sont très gentils, tu n'as pas à avoir peur d'eux ni de moi et mon frère d'ailleurs.
— Qui te dit que j'ai peur?
— Je pensais que puisque tu ne parlais pas, tu étais gênée et que quelqu'un devait te rassurer.
— Je n'ai besoin de personne. Ne t'inquiète pas, d'ici une ou deux semaines, je ne serais plus ici.
— Pourquoi dis-tu ça?, me demanda-t-il intrigué.
— Je vais sûrement faire quelque chose que vous n'allez pas apprécier, vous allez appeler l'assistante sociale et je vais me retrouver dans une autre famille. C'est constamment comme ça que ça se passe, alors pourquoi ça ne se produirait pas?
— Ma mère ne laisse jamais quelqu'un dans le besoin.
— Elle n'aura pas le choix, crois-moi. Maintenant, est-ce que tu pourrais sortir? J'aimerais bien être seule.
— Oui bien sûr, mais n'oublie pas, on sera toujours là pour toi.
J'étais restée au moins trois heures dans ma chambre, couché sur mon lit, sans bouger jusqu'à ce que Lucy vienne m'avertir que le repas était prêt et que je devais descendre. Je descendis alors les escaliers et me dirigeai vers la salle à manger. Je m'assis alors où se trouvai la seule place de libre et fit comme le reste de la famille, je mangeai.
— Alors Angela, est-ce que tu es bien installée ici?, me demanda Philippe.
— Euh oui merci.
— Tu sais, nous t'avons inscrit au lycée de la ville. L'année scolaire est déjà commencé, mais ce n'est pas un problème. Mes garçons vont être là pour t'aider, continua-t-il.
— Je vous remercie vraiment, mais je crois que je peux m'arranger toute seule. C'est ce que je fais depuis plus de quatre ans.
— On le sait, mais tu es dans notre famille maintenant, on veut absolument que tu t'y croit chez toi et non que tu te sentes dans la maison de la famille Sauniers.
— Mais c'est là où je suis. Je ne peux pas me mentir, je suis chez vous. Je suis ici que pour quelques temps.
— Bien que tu ne nous connais pas beaucoup encore, nous voulons que tu deviennes Angela Sauniers, me dit Lucy.
— Je m'en vais dans ma chambre, lançais-je en me levant.
— Reste ici, on a à te parler, dit-elle.
— Je n'ai malheureusement plus rien à vous dire pour l'instant, dis-je d'un ton froid.
Et je partis dans ma nouvelle chambre. Comment pouvait-elle se permettre de vouloir m'adopter? Et pourquoi en faisais-je tout un plat? J'ai enfin ma chance de tout recommencer à zéro et moi je gâche tout comme d'habitude.
Soudain, on cogna à ma porte.
— Entrer, dis-je calmement.
Je pensais que ce serait Lucy ou Philippe qui seraient montés pour me parler, mais ce n'était pas eux, ni Vincent d'ailleurs.
— Je peux savoir c'est quoi ton problème pour parler comme ça à ma mère? Elle t'a accepté ici, tu as une nouvelle famille grâce à elle et comment tu l'as remercie? Tu l'envois balader! Je sais qu'on ne se connaît pas et que je n'ai sûrement pas d'affaire à te parler de cette manière, mais pense un peu au mal que tu fais autour de toi quand tu ouvres la bouche, s'énerva Nicolas.
— Tu as raison. Tu n'as aucun droit de me parler comme ça et je sais que j'ai été dure avec ta mère, mais vous tous n'avez aucune idée de ce que j'ai vécu! Si vous aviez vécu les mêmes choses que moi, vous ne seriez même plus de ce monde. Ce que je demande c'est de me laisser tranquille, de me laisser du temps pour m'adapter et d'arrêter de me dire quoi faire! Je peux tout faire toute seule! Je n'ai besoin de personne!
— Tu n'en sais rien. Tu n'as jamais encore laisser quelqu'un t'approcher depuis les durs évènements que tu as traversé. Nous, nous sommes là. Ne nous repousse pas lorsqu'on veut seulement t'aider à t'en sortir.
— Vous vous répétez tous. Vous ne savez que répéter ces mots-là.
— On le répète, car on sait qu'un moment donné, ça va rentrer dans ta cervelle et que tu vas enfin comprendre ce qu'on essaye de te dire.
Et Nicolas sortit. Il faudrait peut-être que j'essaye d'être gentille avec eux. Ils m'ont quand même accepté ici. S'ils n'avaient pas été là, j'aurais peut-être dû aller dans un foyer rempli de jeunes abandonnés.
J'avais de l'inspiration. Je me pris alors une feuille de papier et me mis à gribouiller des phrases.Abandonné
Lorsqu'on se sent abandonné
On est incapable de pardonner
On préférait se couper du monde
Pour essayer de refermer cette plaie profonde
Est-ce la solution
Ou une intuition
Qui nous semble être la bonne
Mais qui finalement nous empoisonne
La vie plus qu'autre chose
Tout n'est plus rose
Alors pourquoi changer
Pour de simple étrangers?
Pourquoi est-ce que je me sens si triste d'avoir été désagréable? Ce n'est pas mon genre, d'habitude, l'opinion des gens ne me dérangent pas, mais pourquoi alors je me demande si ma « nouvelle famille » me déteste?
Il faudrait peut-être que je redescende pour m'excuser.
Oui c'est ce que je vais faire.
Je descend alors doucement les escaliers, je ne crois pas que quelqu'un m'ait entendu, mais moi je les entend et ils parlent de moi.
— Pourquoi avoir décidé de l'héberger ici? Je trouve que ce n'était pas une bonne idée, elle est complètement dépressive cette fille, dit Nicolas.
— Non, je pense seulement qu'elle a besoin de temps pour s'habituer, me défend Vincent.
— Oui Vincent a raison. Écoute Nicolas, je sais que n'apprécie pas Angela, mais fait un effort. Je ne pense pas non plus qu'elle avait vraiment le goût de s'installer ici, lança Lucy.
— Mais elle a quand même exagéré tout à l'heure, dit Philippe.
— Bien sûr qu'elle a exagéré, continua Nicolas, elle n'avait aucun droit de parler comme ça à maman! Elle devrait aller dans un asile.
En entendant ces monstrueuses paroles, les larmes se mirent à coulées sur mes joues. Oui j'avais été cruelle, mais étais-je si pire que ça?
Je remontai dans ma chambre pour me coucher et essayer d'oublier l'affreuse journée que j'avais passé. P.S: Tous les poèmes viennent de moi! ©